CRR - Association Locale de l'Université Paris-Saclay
Secouristes Français Croix Blanche de l'Essone

Historique

Du projet à la CRR (1993 - 1994)

De l'ADPC91 à la FFSS (1994 - 1998)

L'ADPC91 et l'expansion (1999 - 2007)

Du projet à la CRR

(1993 - 1994)

Tout a débuté en 1993, lorsqu’un étudiant de l’Université Paris Sud, alors membre de la Croix Rouge Française, envisage de créer un groupe de secouristes au sein de l’Université. La FASECO (la Fédération des Associations étudiantes de l’époque) apporte son soutien, notamment en mettant à disposition son local et sa logistique. Quelques affiches plus tard, un groupe d’une douzaine d’étudiants se regroupèrent pour réfléchir à ce projet. La première pierre de la CRR venait d’être posée. Dès lors, le groupe commença à promouvoir le secourisme sur le campus en mettant en place des points de prévention et d’alerte sur les manifestations, et en aidant les étudiants à contacter les associations agréées pour la mises en place de DPS.

En 1994, après quelques mois de concertation, un « uniforme » est mis en place et un logo est créé. La Faculté est informée des projets du groupe, et l’évidence de constituer une association autonome devient rapidement au cœur des discussions. L’association Cellule de Réponse Rapide, CRR pour les intimes, est déclarée à la sous-préfecture de Palaiseau en août 1994. Le groupe fondateur donna un but à cette association : « l’entraide à tout être humain ».

De l'ADPC91 à la FFSS

(1994 - 1998)

La CRR contacta diverses associations agréées de sécurité civile, afin de pouvoir s’engager de façon plus active et autonome dans le monde du secourisme. La première à répondre à l’appel fut la Protection Civile de l’Essonne (ADPC91). La CRR jouait un rôle d’information et de sensibilisation, tandis que l’ADPC se chargeait de former les étudiants aux gestes de premiers secours (AFPS). Grâce à ce partenariat, des dizaines d’étudiants de l’Université ont pu être formés. L’Ordre de Malte aura aussi aidé la CRR grâce à son support matériel lors de ses premiers gros postes de secours.

Cependant, malgré l’enthousiasme qu’avait suscité le projet, à la rentrée universitaire de 1995 la CRR a connu le sort de nombreuses associations étudiantes : ses fondateurs partaient vers d’autres horizons après leurs études, la relève n’était pas assurée. Les partenariats avec l’ADPC et l’Ordre de Malte durent cesser, et les activités de la CRR tournèrent à bas régime. Devant cette situation difficile, une importante campagne de recrutement fut lancée en 1996 sur le campus universitaire, et de nouveaux membres rejoignirent le projet. Le recrutement fut efficace, et un nouveau bureau a pu être constitué pour septembre 1997. Après une année ralentie, la CRR ouvrait à nouveau ses yeux et en parallèle de la campagne de recrutement qui se poursuivait, s’est mise en quête de nouveaux partenariats avec des associations agréées pour pouvoir reprendre son activité de formation.

En 1998, la Croix Blanche devint la partenaire de la CRR, et plusieurs sessions de formation à l’AFPS furent organisées. Néanmoins les deux organismes restaient en désaccord sur les tarifs pratiqués, et la CRR a dû chercher une autre structure proposant des tarifs moindres : l’objectif restait de former le plus grand nombre d’étudiants possible. En septembre 1998, la CRR est devenue partenaire de la FFSS, grâce à laquelle elle a pu effectuer sur le campus de très nombreuses formations PSE1 à un tarif intéressant pour les étudiants.

Un tournant fut pris par la CRR lorsque 12 de ses membres décidèrent de passer le diplôme du CFAPSE (aujourd’hui l’équivalent du PSE2). Ils furent reçus en 1999, ce qui leur permit de rejoindre la FFSS en tant que secouristes. Désormais, il était possible de mettre en place sur l’Université de véritables postes de secours structurés. A cette occasion, un budget fut voté pour la confection d’une tenue pour rendre les équipiers identifiables en poste de secours. 5 membres particulièrement motivés réussirent à obtenir le diplôme de moniteur de premiers secours (BNMPS), et la CRR pouvait enfin organiser ses propres formations à l’AFPS, sous les couleurs de la FFSS.

L'ADPC91 et l'expansion

(1999 - 2007)

En juin, le bilan de l’année 1998-1999 s’avéra excellent. La CRR comptait plus de 30 membres, de nombreux postes de secours avaient eu lieu sur la fac, et une centaine d’étudiants avaient été formés à l’AFPS. Malheureusement, des difficultés relationnelles avec les dirigeants de la FFSS contraignirent la CRR à arrêter là ce fructueux partenariat en octobre 1999.

La CRR retourna alors auprès de l’ADPC91, qui donna un accueil très chaleureux : les secouristes et moniteurs de la CRR purent rejoindre leur association et reprendre un rythme soutenu de formations et de postes de secours. Un autre uniforme fut constitué à partir de blousons qui servaient quelques temps auparavant à la gendarmerie et des bandes réfléchissantes.

Le partenariat avec l’ADPC était très prospère : des membres de la CRR passèrent le diplôme de secourisme en milieu sportif (DPSMS), renforçant ainsi les compétences de l’association, plus de 200 étudiants furent formés à l’AFPS, et de nombreux nouveaux secouristes furent formés parmi les membres. La CRR a aussi mis en place deux premières sessions de formation au BNSSA. De plus, l’association commença à effectuer des missions de secours en dehors du contexte universitaire, notamment avec la mise en place de postes de secours en dehors de la fac.

En 2001, la CRR assiste à la refonte du programme de l’AFPS et à l’arrivée du défibrillateur semi-automatique (DSA) dans les équipes de secours. En 2002, la CRR se fait aider financièrement par l’Université pour acheter du matériel pédagogique destiné aux formations aux premiers secours : DSA, mannequins, maquillages, etc. La CRR est de plus en plus sollicitée par les organismes alentours pour tenir des postes de secours. Les années qui suivirent furent toute aussi bonnes, tant par la quantité d’activité que par le renouvellement des membres.